Las Entretiens de Fuerteventura Magazine
Rayco León Jordán – Conseiller pour la Culture, Patrimoine Historique, Innovation et Gestion de la Connaissance
août 2021

Rayco León Jordán – Conseiller pour la Culture, Patrimoine Historique, Innovation et Gestion de la Connaissance

“Un autre secteur de grand intérêt est le développement de l'industrie audiovisuelle”

Rayco León Jordán nous a reçus dans son bureau malgré son emploi du temps chargé pour que nous puissions parler avec lui de sa mission pour cette législature, en tant que Conseiller pour la Culture, le Patrimoine Historique, l'Innovation et la Gestion de la Connaissance.

Est-ce votre premier poste public?

Oui, en effet, je suis ingénieur en télécommunications et j’ai travaillé sur le développement de produits d'innovation et surtout sur la science et la technologie dans les écoles pour promouvoir tout ce qui est en rapport avec l'éducation scientifique et la technologie, l’ingénierie, les mathématiques, l'impression 3D, les projets de science du Parc Technologique, également en collaboration avec toutes les Canaries, etc., qui était mon secteur de travail. Je n'ai jamais été militant pour un parti politique, jusqu'à ce que Lola García, qui mettait en place son équipe, me contacte et me présente son projet qui m'a motivé. Cette législature est un peu comme un Master en Politique pour moi, parce que tout ce qui aurait pu arriver, s'est produit en peu de temps.

Pouvez-vous nous parler des divers secteurs dans votre conseil?

La Culture est un secteur auquel je m'identifie beaucoup. J'ai toujours fait partie d'associations culturelles sur l'île, depuis mon plus jeune âge, j'ai fait partie de groupes musicaux, de groupes folkloriques, de l'Association Mafasca, etc., c'était le tissu culturel dans lequel j'évoluais. Je sois passionné par tous les secteurs dont je m'occupe, car ce sont des secteurs qui se projettent dans le futur, je pense que l'art et la culture doivent faire partie de notre vie, pour le développement de la jeunesse et j'aimerais qu'en plus de profiter des grands festivals et des concerts, qu'il soit possible de pratiquer en tant qu'amateur. Il faut leur fournir les outils adéquats, car c'est tellement formateur (cela aide à créer une identité et des racines) et parce que je crois qu'à Fuerteventura, il y a beaucoup de talent également.

Est-ce que vous vous occupez aussi du réseau de musées?

Oui, et je m'intéresse particulièrement à mettre en valeur ces musées en leur donnant une orientation définitive et en créant des distinctions dans leurs offres.

Et en vous assurant qu'ils soient ouverts...

Oui, bien entendu, je suis conscient de la nécessité de trouver une solution pour ces services.

Le thème de l’archéologie fait partie du Patrimoine Historique...

Effectivement, il y a toute notre culture aborigène, ainsi que le Musée de l'anthropologie, qui a été inauguré l'an passé à Betancuria et qui est aussi un Centre de Recherche. Nous sommes la deuxième île avec le plus grand nombre de sites archéologiques. Il y a, par exemple, le site archéologique de Lobos qui a ouvert le débat sur l'origine de l'empire Romain dans les Canaries au deuxième siècle, ce qui est d'une importance internationale, et nous avons également une capsule temporelle avec la Grotte de Villaverde. Un autre secteur de grand intérêt est le développement de l'industrie audiovisuelle. Il y a de plus en plus de projets internationaux et nous élargissons la partie formation, pour que lorsque cette industrie arrive sur l'île, elle trouve du personnel qualifié qui peut être employé ici pour créer une meilleure répercussion économique sur l'île, et de l’emploi. Il y a divers projets de création de studios cinématographiques, mais il ne faut pas oublier que l'incitation fiscale est prioritaire pour attirer ces projets, car nous sommes en concurrence avec des pays comme Malte ou l'Irlande qui proposent également des avantages fiscaux.

Que pouvez-vous nous dire de l'Innovation et de la Gestion de la Connaissance?

Nous pensons que le Parc Technologique sera amené à devenir un pôle d'attraction technologique et un outil de diversification de l'économie de Fuerteventura. Nous espérons que les projets qui sont en phase de développement et qui sont d'une grande maturité, aboutiront et seront implantés d'ici quelques années. Une zone dédiée à l'aéronautique est en phase de développement dans le Parc Technologique pour pouvoir envoyer et contrôler des drones ou satellites d'ici.

Lorsque nous avions rencontré le directeur du Parc, Eduardo Pereira, il nous avait dit que ces projets n'attendaient que du financement pour démarrer. L'ont-ils reçu?

Vu leur état d'avancement, le Cabildo de Fuerteventura va soutenir ces projets avec des fonds propres puisqu'ils ont déjà une maturité optimale, jusqu'à ce qu'ils puissent obtenir les fonds européens et ministériels dont ils ont besoin. Nous n'avons aucun doute sur la viabilité du projet et à mesure que les choses évoluent, les fonds seront remboursés au Cabildo ou les installations seront agrandies pour améliorer les intérêts des entreprises technologiques. Sur cet aspect, il y a l'unanimité politique, nous sommes tous conscients de l'importance de ce projet.

Que pouvez-vous nous dire d'autre?

J'aimerais que nous puissions penser au futur. Je souhaiterais que nous inscrivions dans notre agenda, jusqu'où cette île veut aller et nous n'arrivons pas à éviter que l'inertie nous dévore. Il faut mettre les partis politiques à part et être à l'unisson, travailler ensemble, pour que l'île de Fuerteventura aille dans la direction que nous avons choisie ensemble.