Las Entretiens de Fuerteventura Magazine
Lola García – Première vice-présidente du Cabildo de Fuerteventura et responsable des secteurs de l'Économie et des Impôts, de la Durabilité Environnementale et de l'Emploi
décembre 2022

Lola García – Première vice-présidente du Cabildo de Fuerteventura et responsable des secteurs de l'Économie et des Impôts, de la Durabilité Environnementale et de l'Emploi

« Depuis octobre, nous avons mis en marche des plans pour l'emploi, financés par le Cabildo »

C'est la deuxième année que nous rencontrons Lola García en tant que Première vice-présidente du Cabildo de Fuerteventura et responsable des secteurs de l'Économie et des Impôts, de la Durabilité Environnementale et de l'Emploi, mais c'est la première année qu'elle a été en place pour l'année entière, puisque son mandat avait commencé en cours d'année 2021.

Comment s'est passée cette année 2022 ?

Cela n'a pas été une année facile. Nous pensions qu'étant donné que nous étions sortis de la pandémie de Covid, tout irait mieux, mais le début de la guerre en Ukraine a eu des conséquences, bien que cette guerre nous semble lointaine. Le coût de la vie a monté en flèche, l'électricité, les combustibles et d'autres approvisionnements influencés par les transports également, ce qui implique que les familles ont de nouveau des problèmes pour boucler les fins de mois. Nous avons réussi à avancer et bien que soyons entrés au gouvernement pendant une époque difficile (il aurait été plus facile de rester dans l'opposition), nous avons voulu démontrer que dans les moments les plus durs, nous avons été présents pour donner des aides aux travailleurs indépendants, aux petites et moyennes entreprises, au secteur agricole qui a souffert de l'augmentation des coûts, au point d'avoir à sacrifier leur cheptel à l’abattoir. Je pense que le Cabildo a fait un travail exemplaire avec le Conseil de l'Agriculture pour mettre à disposition huit millions d'euros d'aides pour le secteur primaire et agir rapidement.

Quels sont les nouveautés et les projets ?

En décembre, nous allons ouvrir la nouvelle Résidence pour personnes âgées et le déménagement pourra avoir lieu. Nous espérons terminer les formalités pour lesquelles il ne nous manque qu'un rapport, afin de pouvoir commencer le projet de la Résidence et Centre de jour des personnes âgées de Gran Tarajal, qui est notre priorité actuellement. Les familles ont besoin de centres de journée et de résidences dans diverses zones, car les familles ont besoin de rester proches. La Ville Sportive de La Oliva est en fonctionnement et celle d'Antigua le sera bientôt. Nous n'avons pas arrêté de travailler sur les infrastructures ou d'investir dans les routes. La gestion d'une nouvelle entreprise de résidus est en cours d'appel d'offres. Elle sera en charge de récupérer les conteneurs. Le thème des résidus est un problème qu'il faut résoudre au plus vite.

Et que pouvez-vous nous dire sur le secteur de l'Emploi ?

Afin de résoudre le problème du terrible taux de chômage qu'il y avait, il y a un an et demi, nous dépendions de FECAM, mais la signature ne se faisait pas. Nous ne pouvions plus attendre, alors, le service de l'Emploi a signé un accord avec le Services de l'Emploi des Canaries grâce auquel, depuis le mois d'octobre, nous avons pu mettre en place des plans pour l'emploi, financés par le Cabildo. Ce sont des postes de travail qui incluent le service de nettoyage, les activités avec les personnes âgées, les soins aux personnes à diversités fonctionnelles, pour la prévention de la santé mentale et pour soutenir le CAAF. Au total, ce sont douze plans qui couvrent les nécessités que nous avons détectées, représentant un investissement de 5.000.000 euros, qui donne du travail à 500 personnes. Ces emplois se répercutent sur l'amélioration de l’île, tout en redonnant de la dignité aux personnes.

Que pouvez-vous nous dire sur la culture ?

Nous avons également travaillé sur la réactivation culturelle. Non seulement avec des événements, mais aussi avec l'ouverture de tous les musées, le dernier en date est celui du Phare de la Entallada, qui est un succès. Il nous reste à rénover et à faire un appel d'offres pour celui de Morro Velosa, qui, après tant de temps à être fermé, a besoin de travaux importants à l'extérieur, vu les dégâts causés par la force du vent dans cette zone. Nous préparons aussi un investissement pour que celui de La Alcogida soit de nouveau en activité pour promouvoir les coutumes et métiers de l'île. Certains musées sont animés avec des mises en scène comme à La Casa de la Simona qui montre tout ce qui a rapport avec la bataille de Tamasite, ou encore à La Casa de los Coroneles à La Oliva.

Un des secteurs importants dont vous vous occupez est celui de l'Environnement...

Dès les premières réunions, on nous disait que la base était l'éducation environnementale et nous avons lancé un projet dans les écoles que nous avons appelé « Connaître pour Protéger » (Conocer para Proteger), avec pour objectif de protéger notre faune, grâce à la participation de la population. Nous sommes en train d'améliorer la signalétique pour donner des informations sur le patrimoine historique et environnemental, pour éviter que les visiteurs ne détruisent les lieux emblématiques, dont certains ont une grande valeur archéologique, en taggant ou en gravant leurs noms en souvenir.

Et comment progresse le Parc Technologique ?

Nous sommes très déçus que l'Agence Spatiale soit restée à Gran Canaria et l'Agence pour la Recherche à Tenerife, après nous avoir dit que nous avions présenté le projet hors délais, alors que ce n'était pas le cas. Notre Parc Technologique offre plus d'opportunités, grâce à son emplacement et ses services, mais les intérêts des îles majeures ont fait qu'ils nous ont laissés de côté. L'investissement de notre Parc Technologique vise à créer des emplois pour les jeunes de l'île, en dehors du tourisme et c'est pourquoi nous devons continuer à lutter.

Et que souhaiteriez-vous dire à la population en cette fin d'année ?

Pour terminer, je voudrais leur faire part de mes meilleurs vœux pour Noël, et les inviter à partager ces fêtes avec leurs familles, en se souvenant de ceux qui les ont quittés, et en étant reconnaissant du temps dont ils ont profité ensemble, mais avec l'assurance que nous allons vers un futur meilleur.

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