Lancement de la campagne “Alerta tortuga 2021” d'AVANFUER
novembre 2021

José Gómez Gómez - président de l’association ADIVIA

“Nous avons créé une feuille de route pour chaque Ayuntamiento et il y a également un Conseil pour l’Accessibilité au Cabildo”

A Puerto del Rosario, dans un endroit très central, près du Cabildo et de la Casa de Unamuno, on trouve les bureaux de l’Association de Personnes Handicapées Visuelles et Auditives, ADIVIA, qui travaille pour éveiller les consciences dans les secteurs publics et privés concernant les problèmes et les difficultés que rencontrent les personnes souffrant de divers handicaps dans leur vie de tous les jours. Nous avons rencontré son président, José Gómez Gómez, pour qu’il nous parle de son activité.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ADIVIA?

Nous visons à être un outil pour améliorer la vie des personnes qui souffrent d’un handicap quel qu’il soit. Nous sommes conscients des limitations que rencontrent ces personnes sur l’île, non seulement avec les obstacles à leur mobilité, mais également pour accéder, résoudre et envisager leurs démarches avec les institutions. Par exemple, les administrations ne sont pas adaptées pour les personnes sourdes et nous devons leur fournir un interprète.

C’est un travail très intéressant. Depuis quand existe cette association?

Depuis septembre 2015, nous étions trois personnes handicapées qui souhaitions donner de la visibilité à ces problèmes. J’ai été journaliste pour la Chaîne SER pendant de nombreuses années, et nous avions organisé un programme pendant quelques années et maintenant, nous continuons avec un autre programme avec une radio locale, pour dénoncer tout ce qui allait mal. Ensuite, nous avons pensé à l’action, quand nous avons réalisé que les personnes qui avaient terminé leur éducation, vers les 21 ans, se retrouvaient bloquées et ne pouvaient pas être autonomes. Ce sont des personnes jeunes qui peuvent difficilement intégrer le marché du travail, parce qu’elles ne sont pas compétitives, mais nous ne pouvons pas les condamner à rester dans un fauteuil devant une télévision. Nous travaillons sur un projet depuis deux ans, avec une entreprise qui enseigne l’autonomie personnelle. Nous avons 14 enfants dont 10 sont subventionnés et nous souhaitons augmenter ce chiffre, soutenir ce projet pour sa longévité et augmenter la préparation pour l’intégration au marché du travail. Nous souhaitons apporter du soutien, des outils et les connaissances nécessaires en matière sociale et communicative qui, avec l’apprentissage des nouvelles technologies, leur permettront d’accéder à des emplois.

Dans quels autres aspects l’association agit-elle?

Il y a trois phases dans lesquelles ADIVIA veut être visible: l’accessibilité, avec le modèle universel, qui signifie que toute infrastructure puisse être utilisée par n’importe quelle personne. Dans la formation, parce qu’il y a une grande ignorance des limitations que rencontrent les personnes souffrant de handicap pour se former. Et enfin, le handicap, car il manque des moyens techniques pour que ces personnes puissent accéder à tous types d’informations. Nous ne voulons pas seulement rendre les rues accessibles, il faut également penser que si nous les remplissons de bancs, tables, etc., nous empêchons ou compliquons le passage des personnes handicapées. C’est le Conseil de l’Urbanisme qui doit être très en contact avec les associations, c’est pourquoi nous avons insisté à leur rappeler que si elles se laissaient conseiller, elles éviteraient de faire les choses à deux reprises.

Pensez-vous que des lois seraient une solution?

Il est difficile de faire changer les choses simplement parce que les lois existent déjà. Les problèmes viennent du fait que certains techniciens sont insensibles à ces problèmes. Sur l’île, nous avons créé une feuille de route pour chaque ayuntamiento et il existe également un Conseil pour l’accessibilité au Cabildo. Tout ce qui est fait doit être supervisé pour s’assurer que c’est en accord avec les critères d’accessibilité et des paramètres adéquats. Les infrastructures qui existent déjà devront être modifiées peu à peu, mais actuellement, il est impardonnable qu’un point de vue soit en construction à El Almácigo et qu’il y ait des marches pour y accéder. Il faut également penser aux personnes âgées, qui perdent en mobilité et en facultés. Il faut créer un Plan d’Accessibilité, qui indique des itinéraires dans chaque municipalité où l’accès à certains lieux, qui sont les plus essentiels et habituels, est libre d’obstacles. A Puerto del Rosario, ce Plan d’Accessibilité est déjà en préparation pour les zones les plus sensibles, comme les centres médicaux, les écoles, les centres pour personnes âgées, les institutions officielles, etc.

 

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